Enfants du Monde, plus qu’une école
L’école a démarré en 2006 dans le but de montrer qu’il est possible d’éduquer autrement. De faire confiance en les potentialités de l’enfant grâce à un environnement adapté porteur. Cet environnement, définit par Maria Montessori est à la fois l’espace, le matériel pédagogique, l’ambiance, la posture des éducateurs, la manière d’être, de vivre les relations entre les individus mais également la relation au monde.

L’engagement de deux femmes
L’école Enfants du monde représente la volonté de ses fondatrices de jouer pleinement leur mission dans la société actuelle, de faire leur part, un peu comme les Colibris, celle de participer à une évolution juste et nécessaire, de contribuer à une autre manière de vivre ensemble, en considérant tous les défis du monde actuel, notamment environnementaux et humains. La génération adulte actuelle est une génération de transition, qui ne peut continuer à vivre sans considérer les conséquences des actes des générations antérieures qui “ne savaient pas”, et des siennes qui naviguent entre “je sais” et “je ne veux pas voir”. Aujourd’hui nous savons, alors il nous appartient de prendre nos responsabilités quant au monde que nous voulons laisser aux générations futures. Les enfants sont prêts, ils ont juste besoin que nous les guidions, que nous leur offrions les moyens de fonctionner autrement, d’imaginer d’autres façons de faire.

Envisager autrement notre relation au monde, dans une perspective de développement durable et responsable
Il est aujourd’hui impératif d’apprendre à réfléchir en dehors des dogmes et des croyances, d’apprendre à les questionner, à avoir un regard systémique sur la vie, les situations. Se sentir partie prenante de l’univers, du vivant, de l’Humanité.

Travailler ensemble plutôt que dans la compétition est une priorité, car les études le prouvent, la compétition génère du stress et des conséquences négatives sur la santé. Et surtout, à plusieurs on est plus forts que seul, et on a plus de chances de réussir à relever des défis. L’intelligence collective dont on parle tant désormais n’a rien de nouveau, Maria Montessori l’avait déjà mise en oeuvre.

Donner du sens et être à l’écoute des besoins de chacun, dans un cadre de bienveillance est également une priorité car plus que jamais, les enfants comme les adultes, ont besoin de sens et d’être en contact avec leurs besoins spécifiques pour être dans ce qu’en Montessori on appelle le “Flow”, porteur à la fois de motivation, d’élan, de joie, d’accomplissement, de connexion, et d’hormones positives pour la santé.

Aujourd’hui beaucoup de recherches convergent et se complètent sur différents thèmes que Maria Montessori avait déjà intégré : les neurosciences, les sciences humaines, la psychologie, les multiples thérapies et mouvements en marche pour le changement montrent qu’il est essentiel de vivre ses émotions, de les exprimer, de porter attention à ses besoins, d’apprendre à être soi-même dans le respect de l’autre, d’être en lien avec son référentiel interne et non de dépendre d’un référentiel externe… sans oublier que lorsque l’on est connecté à soi-même on est en connexion avec les autres…
Il en est de même pour la liberté de mouvement : aujourd’hui des thérapies comme la méthode Padovan, ou les réflexes archaïques (RMTI) ont démontré la nécessité et l’efficacité des mouvements répétitifs corporels pour le développement structurel, moteur, cognitif et émotionnel.

“Si tu veux changer le monde, commence par toi-même”

Enfin, nous sommes convaincus que c’est en se changeant soi-même que l’on peut changer le monde, comme le disait Gandhi. Aussi, les adultes que nous sommes sont engagés dans une voie qui permet de se remettre en cause, de prendre conscience de ce qui doit être mis en lumière pour avancer, afin de régler ce qui doit l’être pour évoluer, sortir de sa zone de confort pour grandir et incarner l’exemple, s’approcher d’une posture la plus adaptée possible pour la relation aux enfants et la relation aux adultes. Nous y travaillons aussi dans l’école, à travers la pratique de la communication positive et une supervision régulière de l’équipe pédagogique. Enfin, les enfants sont nos guides dans cette démarche, ils nous offrent cette possibilité d’être chaque jour des adultes meilleurs.

Enfant du monde, non pas une finalité, mais un chemin
C’est dans cette conscience, et dans un investissement personnel conséquent, que les fondatrices et responsables d’Enfants du monde continuent ce magnifique chemin de développement de la structure, grâce à tous ceux qui leur font confiance et en premier lieu les parents.

Que ce parcours puisse inspirer et se diffuser pour contribuer à un monde plus responsable.